Le Maroc fête la Révolution du Roi et du Peuple: Un cas d’école

lun, 2017-08-21 13:11

Le 20 août 1953 alors que les autorités françaises décidaient de la déportation du sultan Mohammed V, le Peuple marocain, outré par ce geste, se levait, tel un seul homme, dans un sursaut de nationalisme sans précédent pour se libérer du joug colonial et pour le retour au pays de son Souverain légitime.

Cette révolution du Peuple et du Roi permettra le retour triomphal, le 16 novembre 1955, de feu SM Mohammed V, après 27 mois d’exil et apportera la bonne nouvelle de la fin du protectorat et de l’avènement de l’indépendance et de la liberté et l’ère d’édification et de parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume.

Ainsi, le 20 août est une date qui souligne le lien sacré entre le Trône et le Peuple et donc qui restera gravée à jamais dans la mémoire et les cœurs des Marocains.

A l’occasion du 64ème anniversaire de cette glorieuse Révolution du Roi et du Peuple, SM le Roi Mohamed VI a adressé hier, dimanche 20 août, un discours à la Nation, dira-t-il, parce qu’il «s’agit d’un moment phare dans l’histoire du Maroc, qui vit son aura et ses effets salutaires s’étendre bien au-delà des frontières nationales pour rayonner jusqu’aux confins de l’Afrique».

 

Et même si le Souverain marocain n’a pas manqué, comme à l’accoutumée, de saluer la mémoire immaculée des martyrs pour leurs valeurs d’héroïsme, d’altruisme, de sacrifice et de loyauté, avec en première ligne Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et Feu Sa Majesté le Roi Hassan II, ayant présidé au recouvrement par le Maroc de sa liberté, de son unité et de sa souveraineté, force est de constater que ce discours a été consacré à l’Afrique.

Car, le Roi Mohammed VI s’y est félicité de la politique menée par son pays en Afrique, basée sur des partenariats «gagnant-gagnant», s’est posé en défenseur des intérêts du continent et a insisté sur le fait que «le choix du Maroc de se tourner vers l’Afrique n’a pas été le fruit d’une décision fortuite», mais «l’aboutissement d’une méditation profonde et réaliste».

Non seulement, rappellera-t-il, le Maroc, après un retour réussi au sein de sa famille africaine, l’Union Africaine début 2017, s’était porté candidat pour devenir membre de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), mais il reste «engagé actuellement à construire une Afrique sûre d’elle-même, solidaire, unie autour de projets concrets, ouverte sur son environnement».

Et d’indiquer que la politique africaine du Maroc «s’articule autour de la promotion des intérêts communs par la mise en place de partenariats solidaires gagnant-gagnant».

SM. Mohammed VI se félicitera du lancement de «mégaprojets de développement» destinés à «améliorer les conditions de vie des populations africaines», parmi lesquels le gazoduc qui devrait relier le Maroc et le Nigeria par la façade atlantique de l’Afrique de l’ouest, dont le lancement a été annoncé fin 2016.

Dans ce discours résolument «africaniste», le Souverain marocain a réitéré que le choix africain est judicieux, et il «s’est répercuté directement et de façon positive sur la question de notre intégrité territoriale», relevant que la proposition marocaine d’autonomie bénéficie d’un appui international soutenu, illustré par le nombre croissant de pays ayant retiré leur reconnaissance à cette entité fantomatique, ainsi que par la régularisation du cadre juridique régissant le partenariat économique entre le Maroc et bon nombre de grandes puissances.

«Cette approche ferme et claire a permis de remettre le processus de règlement onusien sur la bonne voie et de barrer la route aux menées qui cherchent à le dévier vers un horizon inconnu», a dit le Roi, notant que cette orientation a été réaffirmée en avril dernier dans le rapport du Secrétaire Général des Nations Unies et à travers les résolutions du Conseil de Sécurité.

«Outre le respect des références encadrant le processus de règlement engagé et l’appréciation positive de l’Initiative d’autonomie marocaine perçue comme un cadre de négociation valable, l’accent a été mis sur l’établissement des responsabilités juridiques et politiques qui incombent à la partie véritablement impliquée dans ce conflit régional», a rappelé le Souverain.

Le Roi a, dans ce sens, relevé que la gestion proactive de la crise de Guergarate, menée à la fois avec sérénité et fermeté, a permis de faire échec aux tentatives destinées à altérer la situation qui prévaut dans notre Sahara, et de démystifier la chimère entretenue par les ennemis du Maroc autour de supposés «territoires libérés».