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Conférence de presse de l’IPDDM Guantanamo: «Les autorités et les leaders ne se préoccupent guère du sort de nos compatriotes à Guantanamo»

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L’Initiative Populaire de Défense des Détenus de Guantanamo (IPDDM Guantanamo), a organisé cet après-midi, à l’Hôtel Atlantic Ezza, une cette conférence de presse au cours de laquelle son président, Hamoud Ould Nebbagha a souligné que «les autorités et les leaders politiques mauritaniens ne se préoccupent guère du sort de nos compatriotes à Guantanamo».

Entouré de Mohamed Sidamine Ould Sidi Mohamed dit Sid’Amine, un ancien détenu de Guantanamo et de nombre de militants de droits de l’homme, Ould Nebbagha précisera que «l’élection du président Barack Houssein Obama, le 04 novembre 2008, avait suscité beaucoup d’espoirs à travers le monde. Aujourd’hui, nous disons que ces espoirs se sont volatilisés, puisque les tortures des détenus de Guantanamo, entamées tout le long des deux mandats de Georges W. Bush, continuent jusqu’à présent, alors qu’Obama a promis et signé, le 22 janvier 2009, la fermeture du centre de détention de Guantanamo». Mohamed Lemine Ould Sidi Mohamed, un ancien detenu mauritanien de Guantanamo
Passée son intervention, le président de l’Initiative présentera à son auditoire, un nouveau témoignage en date du 4 février courant, signé Ahmed Ould Abdel Aziz, l’un des deux mauritaniens encore détenus dans le bagne de Guantanamo (avec Mohamed Ould Salahi), dont a été témoin M. Ahmed Ghappour, un avocat de l’association Reprieve, basée à Londres, qui représente 31 prisonniers dans la Baie de Guantanamo.
Ce témoignage raconté par Ahmed Ould Abdel Aziz et que l’avocat a transcrit, «Abdel Aziz n’étant pas en mesure de tenir un crayon assez longtemps pour l’écrire lui-même», relate l’atrocité de la torture qu’il a subie sous le pouvoir de Barack Oboma.
«Lorsque je me suis rendu à ma réunion avec M. Abdel Aziz, je l’ai trouvé étalé sur trois chaises, sa main gauche sans mouvement sur la table, son bras droit pendant sur une chaise et sa jambe gauche allongée sur une autre. Son autre jambe était, bien entendu, chevillée au sol de manière serrée. La dignité dans ses yeux mise à part, le corps de M. Abdel Aziz donnait l’impression d’un homme mort - II était mou. Il était vêtu en orange, ce qui signifie, comme je l’ai appris au cours des années, qu’un prisonnier est en cours de ‘’discipline’’. Je me suis demandé quel genre de ‘’discipline’’ avait pu donner un tel aspect au corps de M. Abdel Aziz, ainsi exposé devant moi», écrira en introduction M. Ghappour.
Voici le texte intégral de ce témoignage :


REPRIEVE (www.reprieve.orq.uk)


Déclaration d'introduction par Ahmed Ghappour*

 

Lorsque je me suis rendu à ma réunion avec M. Abdel Aziz, je l'ai trouvé étalé sur trois chaises, sa main gauche sans mouvement sur la table, son bras droit pendant sur une chaise et sa jambe gauche allongée sur une autre. Son autre jambe était, bien entendu, chevillée au sol de manière serrée. La dignité dans ses yeux mise à part, le corps de M. Abdel Aziz donnait l'impression d'un homme mort - II était mou.
Il était vêtu en orange, ce qui signifie, comme je l'ai appris au cours des années, qu'un prisonnier est en cours de «discipline». Je me suis demandé quel genre de «discipline» avait pu donner un tel aspect au corps de M. Abdel Aziz, ainsi exposé devant moi.
Ce qui suit est son histoire, telle qu'il me l'a dictée. Malheureusement, M. Abdel Aziz n'était pas en mesure de tenir un crayon assez longtemps pour l'écrire lui-même.
Se présente ici Ahmed Abdel Aziz, qui déclare comme suit :
1. Le 8 janvier 2009, J'ai été surpris et choqué d'entendre un bruit assourdissant provenant des couloirs du quartier cellulaire du camp n°5, où cela faisait plus de 12 mois que j'étais confiné en isolation.
2. J'ai réalisé immédiatement, à mon grand chagrin, que les 6 gladiateurs, connus officiellement comme l’«équipe ERF», s'approchaient de ma cellule. ERF signifie officiellement «Force de Réaction d'Urgence», mais officieusement, cela signifie «Equipe de Répression Extrême».
3. J'ai grincé des dents et me suis préparé mentalement au moment où ils envahissaient ma cellule, comme un raz-de-marée.
4. Avant que je ne puisse rassembler mes pensées et me préparer a l'assaut, je suis devenu la cible de coups provenant de toutes les directions. On me frappait dans la poitrine, l'estomac et le visage si fort que je venais à manquer de souffle.
5. On m'a ensuite cloué au sol et on m’a donné des coups de pieds au visage avec de lourdes bottes militaires. Ils m'ont tiré les cheveux, m'ont frappé dans les cuisses, ont tenté de sortir mes yeux de leurs orbites, ont attrapé mes testicules en essayant de les serrer. Ils m'ont asséné des coups de poings et
m'ont donné des coups de pieds, des coups de coudes, en différents endroits de mon corps, de mes genoux et de ma tête.
6. Deux hommes au moins m'ont porté des coups de poings au visage simultanément, des deux côtés et à plusieurs reprises. Les coups étaient dirigés vers ma mâchoire, et je n'ai plus été à même de serrer les dents depuis ce jour.
7. Les abus que je décris ici sont des abus "normaux ", que l'on peut s'attendre à subir ici, dans la Baie de Guantanamo. Je le sais parce que j'ai été victime de l'équipe ERP un nombre incalculable de fois, depuis que j'ai été amené illégalement ici, dans cet endroit à la fois sombre et tragique, il y a maintenant près de sept ans. Toutefois, ce jour-là, l'équipe ERF est venue me voir à trois reprises : Les deux premières visites, qui se sont suivies l'une à la suite de l'autre m'ont laissé au sol, assommé, me débattant pour ne pas perdre conscience. La troisième visite était faite dans l'intention de confirmer que la «mission était accomplie », avant de me traîner à l'hôpital.»
8. Ce qui suit est un résumé des abus et des agressions aggravées dont j'ai été victime le 8 janvier 2009.
9. Alors que j'étais maintenu au sol, on m'a tordu la jambe gauche et on m'a plié le genou tellement fort que ma cheville s'est mise à toucher le côté de ma jambe. J'ai tout à coup entendu un "couic", alors que l'équipe ERF forçait la pression, tordant, puis, déboîtant mon genou. Mon genou est encore enflé et je ne peux ni marcher, ni utiliser les toilettes, ni faire la moindre chose qui me demande de le plier.
10. On m'a tordu également plusieurs fois le pouce de la main gauche, en avant et en arrière, encore et encore, de telle manière à le faire toucher mon avant-bras. Mon pouce est encore enflé et je ne peux plus le mettre en contact avec aucun de mes autres doigts de la main. Je ne peux plus non plus saisir ou tenir le moindre objet, même les plus légers (tel qu'un mouchoir ou un crayon par exemple).
11. Ces pratiques n'étaient que la répétition des violences qui m'avaient déjà été infligées, lorsque je venais d'arriver dans la Baie de Guantanamo et dans le contexte desquelles j'avais ensuite perdu toute sensation dans mon pouce (le même, précisément) pendant près de cinq ans. Cette répétition des faits conduit à penser que cet abus est le produit d'une instruction précise donnée, et non pas d'une dérive de la procédure à suivre normale.
12. On m'a également tordu et démis la cheville droite.

13. On m'a également tordu le bras droit dans le dos de manière tellement forte que mon poignet touchait le haut de ma tête. J'ai entendu un autre « couic », tandis que mon épaule se déboîtait. Cette technique ressemblait beaucoup à celle du «strappado» que j'ai subie à Bagram, lorsque j'ai été pendu par les poignets dans le dos ; je subissais simplement cette fois la version de Guantanamo.
14. on m'a ensuite frappé la tête contre le bord du lit en béton de ma cellule, tandis que mon corps était placé sur le sol en béton. Un membre de l'équipe ERP s'est assis sur ma tête, tandis qu'un autre s'asseyait et poussait de manière répétée mon épaule et mon dos vers le bas. Ils rebondissaient ainsi sur ma tête, mon épaule et mon dos, tandis que les autres membres de l'équipe ERF continuaient de me battre. J'ai eu l'impression qu'on allait me décapiter.
Je leur ai dit qu'ils allaient me casser le cou, mais cela ne les a pas arrêtés. Au contraire, l'un des deux gardes, qui était assis sur moi et «s'occupait de ma tête», a dit a l'autre de « tirer la couverture et de couvrir son visage d'enculé». Ils ont ensuite commencé à m'étrangler. Je criais fort «j'ai besoin de respirer, je ne peux pas respirer ! » Je tentais de montrer ouvertement aux caméras et aux microphones de la pièce ce qui me semblait être une tentative
de meurtre. J'étais confiant que si le Juge venait à voir ces enregistrements, il réaliserait les crimes contre l'humanité qui ont lieu et sont autorisés ici de manière quotidienne et systématique.
15. Il m'est impossible de décrire avec des mots ce qui m'est arrivé. Ces événements sont arrivés en un éclair. C'était comme s'ils avaient une mission, et des instructions pour causer le plus grand dommage possible, dans les délais les plus brefs. Pendant que les gardes me battaient, ils me disaient des choses comme «Arrête de résister» et leur commandant en chef me disait «Arrête
de brutaliser mes gardes», un scripte qu'ils suivaient à l'attention des microphones.
16. Il est simplement faux que je résistais : cela m'aurait été impossible. Comment aurais-je pu résister à six «gladiateurs» au moins, habillés dans leur équipement anti-émeute, pesant au moins 200 à 250 livres, et qui me donnaient des coups de pieds, s'asseyaient sur ma tête, mes épaules et mon dos, me donnaient des coups de poings, des coups de pieds de tous les côtés, et tordaient mes membres? Comment quiconque pourrait-il résister à un rapport de force aussi disproportionné ? Comment cela pourrait-il même être possible ? J'avais l'impression d'être attaqué par une meute de chiens sauvages après l'autre. Est-ce a cela que le Président Obama pensait lorsqu'il a annoncé la «fermeture» de cet endroit épouvantable ? EST-CE ce qui se passe lorsque les Etats-Unis appliquent les conventions de Genève ? Leur plan est-il de nous transférer hors d'ici d'une manière humaine - ou dans des sacs mortuaires ?
17. Voilà les faits survenus dans le cours de la première et de la seconde visite de l'équipe ERF, le 8 janvier 2009. Quant à la troisième, j'ai été assommé, tombant à terre, ne pouvant ensuite plus bouger, à peine en mesure de respirer, et cela pendant plus d'une heure. J'ai vomi à de nombreuses reprises, en conséquence des violences que j'ai subies, et je suis resté ainsi dans une marre de sang et de vomi. C'est à ce moment-là qu'ils sont revenus avec leur même attitude sournoise et menaçante. On m'a encore battu pendant cette troisième visite. J'ai été battu jusqu'à ce que je perde finalement connaissance. Je ne pouvais plus résister.
18. Lorsque je me suis réveillé, j'étais dans la « pièce médicale» (je mets cela entre guillemets parce que cet épisode s'est révélé être en fait la seconde partie de leur complot monté contre moi ; cette fois, c'était l'équipe médicale qui entrait en action).
19. Je dois être bref, parce que le temps alloué à ma réunion tire à sa fin : Alors que mon corps était déchiré, et mes membres disloqués, on m'a dit qu'aucun de mes os n'avait été brisé et on m'a simplement renvoyé dans ma cellule.
20. On me refuse actuellement tout soin médical, malgré mes nombreuses demandes quotidiennes. Ils ne veulent pas même me donner une aspirine. Ils ne veulent pas non plus me donner une chaise spéciale sur laquelle je puisse m'asseoir lorsque je vais aux toilettes. Cela m'a mis dans une situation m'obligeant à uriner dans une bouteille et à aller à selles debout. Cette situation dure maintenant depuis près d'un mois.

Signé sous peine de pénalités en cas de parjure,

Ahmed Abdel Aziz                                                                                                Témoin : Ahmed Ghappour
Date : Le 4 Février, 2009.


* Ahmed Ghappour est un avocat pour l'association Reprieve, basée à Londres, qui représente 31 prisonniers dans la Baie de Guantanamo.
(Pour plus d'informations contactez Chris Chang )
 

تاريخ الإضافة: 25-02-2009 23:06:44 القراءة رقم : 124
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