الرئيس السنغالي: ولد الشيخ عبد الله ارتكب خطأ فادحا.. وعلى الاتحاد الإفريقي مساعدة موريتانيا في تنظيم الانتخابات   تعرض طفلة لاغتصاب جماعي بدار النعيم   تأجيل الجلسة البرلمانية المخصصة لنقاش "وثيقة المرحلة الانتقالية"   السفير الأمريكي بنواكشوط: "الإسلام في موريتانيا إسلام معتدل"   برلمانيو "التكتل" يعلنون تعليق المشاورات مع مؤيدي الانقلاب.. ويقاطعون جلسة البرلمان اليوم   جامعة الدول العربية تطالب "المجلس الأعلى" بتنفيذ تعهداته والإفراج عن الرئيس السابق   ولد الزامل ل"ونا" لا تراجع عن موقفنا الرافض لمنع العسكريين من الترشح للرئاسة   اهتمامات الصحف الصادرة صباح اليوم   عملية إفطار الصائم: 970 طنا من الألبان والتمور والأرز والسكر لصالح 4000 محظرة ومسجد في عموم البلاد   ألين هوشتي سون يدين الانقلاب في موريتانيا ويطالب بإعادة الديمقراطية  
البحث

الجريدة
الموقع القديم
مقابلات

Entretien avec Dr Mohamed Lemine Ould Cheikh, médecin chef d’El Mina:

اضغط لصورة أكبر
Dr Med Lemine O. Cheikh

«Il n’y a pas d’eau courante dans la zone et nous sommes obligés de solliciter les charrettes et les citernes ; ce qui n’est pas convenable pour une structure de santé.»

 

 
 
 
La moughataa d’El Mina est, avec ses 115.000 habitants, l’une des deux plus grandes du pays en termes d’habitants. Pour faire la lumière sur les prestations de santé dont bénéficie cette importante agglomération, doté de 3 centres de santé et de 4 postes, nous avons posé quelques questions au docteur Mohamed Lemine Ould Cheikh, Médecin chef de cette moughataa d’El Mina, détenteur d’un doctorat d’Etat en médecine et d’un DIU (Diplôme Inter-Universitaire) en santé publique.
 
Nouakchott-Info : Docteur pouvez-vous nous faire une brève présentation du principal centre de santé d’El Mina ?
 
Dr Mohamed Lemine Ould Cheikh : Ce centre a été construit dans les années 1978. Il assure la couverture sanitaire des populations de la moughataa. Il comprend une maternité et un cabinet dentaire. Le personnel est composé de 76 personnes.
 
NI : Est-ce que vous avez les moyens de mener à bien votre mission ?
 
Dr MLOC : L’Etat met à notre disposition un budget de 8 millions d’ouguiyas pour les 7 structures de santé dont nous disposons soit 3 centres de santé et 4 postes. Ainsi, malgré l’importance de la population à laquelle nous avons affaire, nous disposons du même budget que celui de centres comptant moins de 50.000 habitants. Cette répartition qui n’a pas été révisée jusque-là est un handicap. Au niveau de nos prestations, il y a le forfait obstétrical qui profite aux indigents. Les femmes qui en profitent paient 5.500 UM pour avoir droit à toutes les interventions depuis la consultation prénatale jusqu’à l’accouchement. Et même en cas de pratique de la césarienne, la patiente est entièrement prise en charge. C’est ce volet qui a peut être diminué le recouvrement des coûts et entraîné un dysfonctionnement budgétaire. Nous avons une radio qui n’est pas opérationnelle faute de techniciens et de maintenance. Par ailleurs, nous rencontrons des problèmes pour l’approvisionnement en eau. Il n’y a pas d’eau courante dans la zone ce qui fait que nous sommes obligés de solliciter les charrettes et les citernes. Cela comme vous le savez n’est pas convenable pour une structure de santé.
On a aussi un problème d’incinération. Toute la moughataa dispose d’un seul incinérateur fabriqué localement et qui n’est pas adapté car ne répondant pas aux normes. Cet incinérateur est situé au niveau de «Terre des Hommes».
Il y a le problème du fauteuil dentaire qui est petit et hors d’usage. Après huit ans de service, il a été largement amorti.
Un autre problème et non des moindres c’est celui de l’évacuation des déchets. Ici le sol est salé et les fosses sceptiques ne sont pas adaptées aux conditions climatiques et à la nature du terrain.
Mais malgré tous ces problèmes il y a des résultats qui peut être ne répondent pas à toutes les attentes mais qui sont néanmoins encourageants. Il y a une couverture vaccinale de près de 85%. On peut citer aussi l’augmentation du taux des accouchements assistés. A ce sujet, le nombre d’accouchement à la maternité d’El Mina est passé de 1331 en 2002 avec un taux de couverture de 26% à 3960 en 2007 avec un taux de couverture de 75%. En outre, il y a une augmentation des prestations fournies et un recul des épidémies suite à la mise en œuvre d’un plan de sensibilisation. Il y a eu notamment l’instauration d’un système de communication communautaire. Depuis 2004, on a formé 120 agents communautaires dans le cadre de l’éducation pour la santé dans les quartiers démunis. Ce réseau nous a aidé dans la prévention des maladies. Ainsi, depuis 2005, la moughataa n’a pas connu d’épidémies.
Cette année, ce qui attire notre attention ce sont les cas de malnutrition qui ont commencé à apparaître. Le déplacement des populations vers de nouveaux quartiers pose des problèmes. On ne maîtrise plus la carte sanitaire pour pouvoir accompagner les populations. Avant leur déplacement il y a 2 ans la couverture sanitaire était de 95%. Elle a reculé de 10% aujourd’hui.
 
NI : Et qu’en est-il de la disponibilisation des médicaments aux malades ?
 
Dr MLOC : S’agissant de la gestion des stocks, le système de recouvrement pose problème. Aujourd’hui, il y a une importante augmentation du prix d’achat des médicaments. Mais avec la politique suivie par le ministère de la Santé, le prix de vente des médicaments reste le même. Cela entraîne une faiblesse de la motivation du personnel et une diminution de la cote part réservée au fonctionnement. En 2007, il y a eu une nette amélioration pour ce qui est de l’approvisionnement en médicaments. Il n’y a pas eu de rupture de stocks comme ce fut le cas par le passé. Les médicaments sont donc suffisamment disponibles même si leur prix d’achat a augmenté.
 
NI : Est-ce que la campagne de supplémentation en vitamine A que vous avez menée récemment s’est passée dans de bonnes conditions ?
 
DrMLOC : Effectivement, cette campagne qui s’est déroulée du 20 au 23 juin avait ciblé 20.000 enfants âgés de 6 mois à 5 ans. La couverture devrait avoisiner les 90% comme c’est généralement le cas dans ce type de campagne.
 
NI : Nous sommes à la veille de l’hivernage, une période propice à la prolifération des maladies qu’est-ce que vos services envisagent de faire pour parer à toute éventualité ?
 
MLOC : Comme chaque année à pareille période, il y a la mise en place d’un comité régional et d’un comité départemental. On a déjà commencé à faire certaines activités allant dans le cadre de la sensibilisation touchant à l’hygiène dans les bornes fontaines. Cette année avec l’entrée en lisse d’une nouvelle société d’assainissement, il y a une nette amélioration de l’hygiène. Maintenant, il nous reste le volet de la prévention et des campagnes de sensibilisation. L’accent sera mis sur la nécessité de javelliser les eaux et de faire attention à l’hygiène de certains aliments vecteurs de la transmission de maladies. En général, nos équipes mènent leur travail de sensibilisation entre la mi-juillet et la fin de mois de septembre.
 
NI : Est-ce que vous avez quelque chose à ajouter. Peut-être un mot pour les autorités de tutelle ?
 
MLOC : Il est nécessaire de renforcer les capacités du personnel. Le ministère doit entreprendre ce travail là. En effet, il y a un manque de formation. On doit également penser au redéploiement du personnel au niveau de la périphérie. A Nouakchott, il y a des problèmes pour fixer le personnel. En guise d’exemple, les infirmiers travaillant à Dar El Beida ou au Wharf n’ont pas d’indemnité pour le transport. Ils ne peuvent donc pas se déplacer car leurs frais de déplacement équivalent à leurs salaires. Donc ce personnel travaillant dans la périphérie doit avoir la même indemnité accordée aux gens de l’intérieur du pays. Nous attirons également l’attention du ministère sur le mode de répartition du budget qui doit être révisé. Ce budget est par ailleurs insuffisant et doit être augmenté.
Propos recueillis par
Bakari Guèye

تاريخ الإضافة: 23-06-2008 13:43:29 القراءة رقم : 783
 الصفحة الرئيسية
 الأخبار
 قضايا و آراء
 تقارير
 مقابلات
 من نحن؟
 مابسي
 روابط
 اتصل بنا
 خارطة الموقع
 البريد الألكتروني
 الموقع القديم
عدد الزوار:3010045 جميع الحقوق محفوظة مابسي © 2008