وفاة عمدة بلدية امباني في حادث سير شرقي بوكى   موريتانيا تستفيد من الدعم الدولي في مجال إعادة موارد التهذيب   وزير التشغيل يبحث مع القائمة بأعمال السفارة الآمريكية بعض مجالات التعاون   تيرس زمور/ حراس MSP ينهون إضرابهم بعد التعهد بمطالبهم   حملة بيرام تتهم مدير الوكالة الموريتانية للأنباء بالتزوير وقلب الحقائق   أنباء عن نقل سجناء سلفيين من قاعدة صلاح الدين إلى السجن المركزي في نواكشوط   موريتانيا تشارك في مؤتمر التمييز ضد المرأة   تنظيم دروس دينية وفقهية لصالح الدرك الوطني   انواذيبو/ عشرات المساجد والمحاظر تستفيد من المواد الغذائية   الانتخابات السنغالية تحصد مزيدا من الرؤوس الكبيرة  
البحث

الجريدة
الموقع القديم
مقابلات

Couverture de la prise d’otages d’In Amenas : Accusé de proximité avec les terroristes, le directeur de l’agence mauritanienne ANI s’explique

La couverture médiatique consacrée par l’Agence Nouakchott d’information (ANI) à la prise d’otages d’In Amenas a suscité une grande polémique en Algérie. Mahmoud Ould Abou El Maâli, son fondateur et DG, s’explique. Entretien.

Beaucoup en Algérie accusent votre agence d’avoir servi de tribune au groupe terroriste auteur de la prise d’otages d’In Amenas. Quelle est votre réaction ?

J’estime qu’ANI a fait un travail très professionnel. Nous avons accompli avec un grand sens de la responsabilité notre mission d’information. Il y avait un évènement grave et il fallait absolument le couvrir tout en prenant soin de transmettre à nos lecteurs des informations crédibles et vérifiées sans toutefois tomber dans le piège de la propagande.

L’Agence n’a t elle pas franchi une ligne rouge en décidant de diffuser des messages téléphoniques des ravisseurs au moment même de la prise d’otage ?

Non, ce n’est pas une ligne rouge. Les appels téléphoniques constituaient pour nous une matière d’information, ni plus ni moins.

Mais ce n’étaient pas des messages ordinaires…

Effectivement, nous étions devant une situation très complexe. Mais je souhaite que les Algériens comprennent que nous avons fait notre métier de journalistes. D’autres médias avant nous ont fait la même chose. CNN a bien interviewé Ben Laden. Le Washington Post a fait des entretiens avec plusieurs chefs terroristes. Al Jazzera a parlé avec l’un des otages. Une agence locale en Mauritanie a même fait passer des messages des ravisseurs en même temps que nous, ce qui fait d’eux des porte parole des terroristes.
J’ai lu beaucoup de critiques dans la presse algérienne concernant le travail d’ANI et pourtant, j’ai reçu personnellement plusieurs appels de journalistes algériens qui voulaient avoir le numéro des ravisseurs pour entrer en contacter avec eux…

Vous le leur avez donné ?

Non, j’aurais contribué à leur campagne de propagande.

Pouvez vous, nous expliquer comment vous êtes entré en contact avec les terroristes ?

Comme beaucoup de journalistes spécialistes des questions sécuritaires. Je me suis rendu au nord du Mali pour faire des reportages et des enquêtes sur les groupes armés qui contrôlent la région. J’ai rencontré des gens de l’Azawad qui travaillent sous les ordres du terroriste Mokhtar Belmokhtar. Ce sont eux qui m’ont contacté le jour de l’assaut pour revendiquer l’opération. ANI a demandé une preuve tangible de l’appartenance du groupe terroriste présent à In Amenas.

Quel genre de preuve ?

Le numéro de l’un des ravisseurs. Chose que nous n’avions pas pu obtenir. Mais quelque temps après, le groupe de Mokhtar Belmokhtar nous a prévenus qu’il avait pu communiquer nos numéros aux ravisseurs qui s’apprêtaient à nous appeler. Effectivement, nous avons commencé à recevoir des appels téléphoniques des ravisseurs quelques minutes après. Sur ce point, je tiens à apporter une précision importante. ANI avait pris la décision de ne pas diffuser tous les messages. Nous avons procédé à des montages. Parmi les messages supprimés, il y a cet appel lancé par les terroristes à « l’armée musulmane algérienne à ne pas attaquer [ses] frères moudjahidines ».
Un deuxième appel était destiné au peuple pour soutenir cette action criminelle. Enfin, nous avons refusé de diffuser des messages des otages étrangers qui voulaient appeler – je suppose, sous la pression – leur pays à faire pression sur l’Algérie pour qu’il n’y ait pas d’assaut.

Quel est votre relation avec les groupes terroristes ?

Aucune. Nous n’avons rien à voir avec les groupes armés, qu’ils soient islamistes ou pas. Je tiens aussi à préciser que contrairement à ce que certains journaux en Algérie ont rapporté, je n’ai jamais été emprisonné pour des affaires liées aux terrorismes. J’ai été détenu pendant cinq jours après avoir réalisé un entretien avec un opposant au régime en place.

Vous avez été entendu par l’Autorité de régulation de la presse mauritanienne le dimanche 20 janvier. Pourquoi ?

L’Autorité voulait se renseigner sur l’authenticité des messages que nous avions diffusés. Mais aussi sur le message diffusé par un hacker durant la prise d’otages et accusant les services algériens d’être derrière la prise d’otages. Pour le deuxième, nous avons expliqué qu’il s’agissait d’un acte de piratage.

Les autorités officielles en Mauritanie ont elles émis des observations sur votre couverture médiatique ?

Non, aucune observation.

Quelle est votre relation avec les officiels algériens ?

Nous avons de très bonnes relations avec les officiels en Algérie, notamment avec les diplomates algériens à Nouakchott.

Propos recueillis par Achira Mammeri, http://www.tsa-algerie.com

تاريخ الإضافة: 28-01-2013 11:15:17 القراءة رقم : 4674
 الصفحة الرئيسية
 الأخبار
 قضايا و آراء
 تقارير
 مقابلات
 من نحن؟
 مابسي
 روابط
 اتصل بنا
 خارطة الموقع
 البريد الألكتروني
 الموقع القديم

ani.mr/radio/
عدد الزوار:71298321 جميع الحقوق محفوظة مابسي © 2009