Mauritanie : Vers un dialogue entre le pouvoir et l’opposition ?

mer, 2019-07-10 15:32

Selon les sources de Sahara Medias la rencontre entre le ministre mauritanien porte-parole du gouvernement, Seyidna Ali O. Mohamed Khouna et l’activiste des droits de l’homme et homme politique, Biram Dah Abeid ce mardi, sera suivie d’autres rencontres avec les candidats aux dernières élections présidentielles, afin de préparer un dialogue national.

Ces mêmes sources ajoutent que le gouvernement a adressé des signes à l’opposition ces derniers jours traduisant sa volonté d’organiser des rencontres préparatoires pour un dialogue, en réponse à la volonté exprimée par l’opposition, dans un communiqué de presse il y a quelques jours.

Les mêmes sources ajoutent que l’opposition, avant de communiquer sa réponse au gouvernement a tenu une réunion au siège du rassemblement des forces démocratiques et a décidé la constitution d’une commission technique chargée de recenser les garanties et les points saillants pour l’entame d’un dialogue.

L’opposition a également décidé que les quatre candidats tiennent des réunions avec le gouvernement pour exposer le point de vue de l’opposition quant au dialogue et les mécanismes de sortie de crise que traverse le pays, afin d’assainir le climat politique, en demandant la libération des détenus, l’arrêt des poursuites des opposants en plus d’autres revendications sociales et dans le domaine des droits de l’homme.

Les deux parties sont convenues que l’opposition présente un certain nombre de points auxquels répondra le gouvernement.

L’opposition estime qu’une réponse positive à leurs revendications permettra aux deux parties de s’asseoir sur la table des négociations, de reconnaître les résultats proclamés par le conseil constitutionnel et partant normaliser les relations entre le pouvoir et l’opposition.

Seulement aucun délai n’a été fixé à ce dialogue vers lequel on semble s’acheminer, le gouvernement qui l’a entamé devant démissionner le 1er août prochain dès l’investiture du président élu.

Lors de sa campagne électorale Mohamed Cheikh Ghazouani avait dit qu’il tendait la main à tous et son programme contenait des signes importants quant à la nécessité d’organiser un dialogue.

Saharamédias