Reconnaissance américaine d’Al-Qods comme capitale d’Israël: Le Maroc convoque la chargée d’affaires américaine à Rabat

jeu, 2017-12-07 13:21

Après que le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al Qods, ait écrit, mardi 5 décembre courant, au président des Etats-Unis d’Amérique pour lui exprimer sa «profonde préoccupation» et l’ «inquiétude» de l’ensemble des pays arabes et musulmans quant à une éventuelle reconnaissance d’Al-Qods comme capitale d’Israël et le transfert de l’ambassade américaine dans cette ville et mis, également, en garde contre le danger de cette décision pour le processus de paix, voilà le Maroc qui convoque la chargée d’affaires de l’ambassade américaine ainsi que les ambassadeurs de Russie, de Chine, de France et du Royaume Uni en tant que membres permanents du Conseil de sécurité.

Ainsi, Rabat a réclamé aux membres permanents du Conseil de sécurité d’assumer leurs pleines responsabilités pour maintenir le statut juridique et politique de Jérusalem et éviter tout ce qui pourrait alimenter les conflits et saper la stabilité dans la région.

Au cours de cette réunion, convoquée par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, et à laquelle a assisté l’ambassadeur de l’Etat de Palestine à Rabat, Jamal Shobaki, le chef de la diplomatie marocaine a remis à la diplomate américaine une lettre manuscrite de S.M. le Roi Mohamed VI, à l’adresse du président américain, Donald Trump, pour l’informer de sa «profonde inquiétude» au sujet de la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et de transférer son ambassade à la ville Sainte.

M. Bourita, qui a rappelé les initiatives et contacts intenses entrepris par le Roi suite aux informations faisant état de l’intention des USA de reconnaître Al Qods comme capitale d’Israël, notamment le message royal, diffusé mercredi matin, dans lequel le Roi Mohammed VI a fait part au Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, de son inquiétude et de sa préoccupation concernant cette situation, a souligné qu’«une telle initiative s’inscrit en contradiction flagrante avec la légalité internationale et plus particulièrement les deux résolutions 2253 et 2254 de 1967 de l’Assemblée générale des Nations Unies, ainsi qu’avec les conventions conclues et les ententes entre les deux parties, palestinienne et israélienne».