Les ministres de la culture et des affaires sociales commentent les résultats de la réunion du Conseil des ministres

ven, 2017-11-10 21:42

Le ministre de la culture et de l’artisanat, le porte-parole officiel du gouvernement, Dr. Mohamed Lemine Ould Cheikh et son homologue, des affaires sociales, de l'enfance et de la famille, Mme Maymouna Mohamed Taghi, ont animé jeudi, à Nouakchott, la séance consacrée au commentaire des résultats de la réunion du conseil des ministres, organisée quelques heures auparavant.

« Le conseil a examiné et approuvé un ensemble de projets de lois, de décrets et de communications dont une communication relative à la prise en charge des soins des malades indigents », a déclaré le porte-parole.

Répondant à une question sur les propos du ministre mauritanien des affaires étrangères, selon lesquelles, les autorités disposent d’informations sures, selon lesquelles, l’Etat du Qatar, s’ingère dans les affaires intérieures nationales, et si ces révélations sont à l’origine de la rupture des relations diplomatiques avec cet Etat, le ministre a dit :

« le communiqué publié par le gouvernement mauritanien et relatif aux mobiles de la rupture de ses relations avec le Qatar, évoque, la collecte de notre pays, d’un ensemble d’observations sur les frères au Qatar, au cours des dernières années, d’abord, en matière d’incitation et de provocation, sous le label du printemps arabe, qui a causé des séditions, ayant conduit à l’implosion de certains pays arabes d’une part et de l’accueil de certains groupes et individus, impliqués directement ou indirectement dans le terrorisme, d’autre part ».

Répondant à une autre question, relative à la publication de certains médias d’un découpage administratif, dans le cadre de la mise en place prévue des conseils régionaux, le porte-parole, a catégoriquement affirmé, que rien d’officiel n’a été encore déclaré au sujet desdites instances électives.

« Une commission est à pied d’œuvre pour examiner la programmation et l’organisation des conseils régionaux, mais, ne s’est pas encore officiellement prononcé sur ce sujet, jusqu’à cet instant », a-t-il ajouté.

Répondant à la question suivante, relative à une présumée plainte, introduite contre le Hakem d’Aoujeft, pour l’attribution à des habitants de 200 ou 300m2 du terrain destiné à abriter le lycée de la ville, le ministre a indiqué, ne pas disposer d’informations sur cette plainte, assurant toutefois, qu’elle sera examinée et fera l’objet de mesures, si elle a été déposée.

La ministre des affaires sociales, de l'enfance et de la famille a rappelé d’emblée dans son commentaire, la place prépondérante accordée par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, dans son programme électoral, à la prise en charge des malades indigents, dont la majorité n’avaient pas un système de prise en charge clair, dont par exemple les évacuations à l’étranger, soulignant que cette frange nécessiteuse, dispose désormais d’allocations et d’aides, citant dans ce cadre la prise en charge en terme d’hémodialyse et d’examens des insuffisants rénaux indigènes.

« J’ai présenté au Président de la République, au cours de cette réunion du conseil des ministres, des précisions sur cet aspect, depuis la création de la cellule de suivi des malades et l’adoption des allocations, en plus de la création d’une cellule d’identification des handicapés et du renforcement de la base des données », a-t-elle ajouté, affirmant que son département prend en charge les nécessiteux bénéficiant d’une évacuation officielle à l’étranger du conseil de santé, auxquels, est également accordée une subvention financière.

« L’effectif des malades évacués à l'étranger en 2009 a atteint 417 patients, enregistrant depuis, Dieu merci, une baisse, pour atteindre 92 personnes en 2017 ; en raison de l’accès au pays, à de nombreux services sanitaires, qui faisaient auparavant l’objet d’évacuation à l’étranger, avec la limitation exclusive aujourd’hui, de ces évacuations, aux seuls cas complexes chez les enfants, dont les opérations à cœur ouvert et les cas des personnes atteintes de tumeurs malignes », a-t-elle conclu.