Pompiers, à vos marques !

jeu, 2017-05-25 15:52

Il est des écrits qui marquent les esprits, parce que bien dits et disent tout en peu de mots, sans mensonge, ni emphase, ni verbiage. Et lorsque ces écrits évoquent des sujets nationaux, telles la multiracialité, la cohésion sociale, le vivre ensemble, la cause leur donne toute leur splendeur, pour en faire des références et du coup, leurs auteurs marquent, d’une empreinte indélébile, l’Histoire de leur époque.
Je m’arrête ici sur une récente missive, adressée, par personne interposée, au président de l’IRA, M. Biram Ould Dah Ould Abeid, par le grand érudit et chef spirituel de Maata Moulana, le cheikh El Haj El Mishry, (qu’Allah le protège), les deux hommes se connaissant très bien, Biram ayant déjà pris une retraite spirituelle dans la cité éducative de Maata Moulana en 2014 au cours de laquelle les populations l’ont entouré de tous les soins du premier au dernier jour (http://ani.mr/fr/node/74).
La missive dont il est question, outre de revenir sur le combat de M. Biram pour les opprimés, les qualités requises pour un leadership qu’il possède, suggère, puisque nous sommes à la veille du mois béni du Ramadan, dans un jour ou deux, un retour vers l’Islam pour une solution radicale des problèmes qui se posent à notre société.
De même que cette correspondance-référence rappelle qu’il faut éviter de réveiller les démons de 1966 et de 1989, ceux de la division, de l’agitation et de la sédition.
Ceux qui, comme moi, seront emballés voire éblouis par cette courte lettre écrite en arabe, avec le cœur et la raison par le grand érudit et chef spirituel de Maata Moulana, cheikh El Haj El Mishry (lire la traduction ci-dessous), se devront d’être de véritables pompiers pour éteindre les premiers feux de la division et de la sédition qui se déclareront ici ou là, qu’ils soient écrits ou verbaux. Pour le grand bien de la Nation et de la Ouma et le mois béni du Ramadan qui pointe est une occasion pour cultiver la fraternité et l’amour d’autrui. Voici à peu près, la traduction de cette correspondance-référence:
« Cher fils et frère Sidi Maouloud Fall, frère, informe M. Bram que je le salue et l’encourage à persévérer dans le sens et la voie de la réconciliation, de la justice et de la piété. Et que cette grande religion est à même de résoudre tous nos problèmes et réaliser tous nos espoirs. Il m’a effleuré l’esprit à l’instant qu’une seule et courte sourate du saint Coran (de 18 versets), peut, si elle est bien comprise et appliquée, corriger les défauts de notre société et de toutes les sociétés : c’est la sourate Al-Houjourate (les appartements), qui porte le nom du lieu le plus sacré. La Sunna est la meilleure interprétation du Coran, et tout le patrimoine humain utile peut être introduit dans les généralités de la légalité. Je me suffirais ici de quelques sages vers du poète arabe et leader noir, Antara Ibn Chadded El Absi:
وإِذَا صَحَوتُ فَما أَقَصِّرُ عنْ نَدَىً
وكَما عَلمتِ شَمائِلي وتَكَرُّمي
يُخْبِركِ مَنْ شَهَدَ الوَقيعَةَ أنَّنِي
أَغْشى الوَغَى وأَعِفُّ عِنْد المَغْنَمِ
لا يحمل الحقد من تعلو به الرتب 
ولا ينال العلا من طبعه الغضب
Nombre de musulmans, grâce à Allah, aime à apporter leur soutien aux opprimés, surtout lorsqu’ils sont sollicités.
Mais cet opprimé ou celui qui vient au secours des opprimés, ne doit pas être non plus injuste, ni mentir, ni prendre comme alliés des infidèles et des mécréants au lieu des croyants.
Par l’entraide et les conseils nous corrigeons nos erreurs et allons de l’avant, sachant que lui (Biram) possède les qualités requises pour être un leader et diriger.
Je suis de cette génération qui a vécu la sédition de 1966 et les évènements de 1989, et nous appelons et œuvrons pour que, jamais plus jamais, nous ne voyons, et que nos petits-enfants ne voient des choses comme ça.
El Haj Mishry
Le 23 Août 1438 (19 Mai 2017) ».