Signature d'une Convention de financement du projet d’appui à la démocratie et à la cohésion sociale

lun, 2017-04-17 14:47

Le ministre de l’économie et de finances, M. Moktar Ould Diay, et son homologue français, M. Michel Sapin ainsi que M. Lionel Yondo, directeur de l’Agence Française de Développement en Mauritanie, ont procédé lundi à la signature d’une convention destinée au financement du projet d’appui à la démocratie et à la cohésion sociale.

L’objectif principal du projet est de contribuer à renforcer l’Etat de droit et la relation entre la justice et le justiciable en Mauritanie. Il s’agit également de faciliter la mise en place d’une justice transparente, protectrice, efficace, crédible et proche du citoyen.

Ce financement porte sur une enveloppe de Huit Cent mille Euros (800 000) soit l’équivalent d’environ trois cent vingt millions d’ouguiya (320 000 000 UM) auquel s’ajoutera des conventions qui seront signées avant la fin du mois de juin 2017 devant financer des projets dans les secteurs de l’éducation et de la santé.

Le ministre de l’économie et des finances a profité de cette occasion pour remercier vivement le peuple et le gouvernement français pour le niveau et la qualité de son engagement auprès de notre pays en vue d’asseoir les bases d’un développement socio-économique durable.

Le financement du présent accord, poursuit le ministre, permettra d’appuyer les efforts consentis en matière d’ancrage de l’Etat de droit à travers la justice, la société civile et les droits de l’Homme.

Dans le même ordre d’idées, ajoute –t-il, la Mauritanie a opté, dans le cadre de la politique de réformes et de construction initiée par le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, pour une Constitution qui consacre la séparation des pouvoirs et garantit le pluralisme politique et la liberté d’organisation et d’expression.

Pour sa part, le ministre français de l’économie et des finances, M. Michel Sapin a rappelé son ancienne amitié avec la Mauritanie avec laquelle il a toujours œuvré pour que les relations qui la lient avec la France soient des relations de confiance durables. Au sujet de la convention, il a dit qu’elle porte sur un secteur important à savoir la justice, les droits de l’Homme et la société civile.

Concernant la justice, il a estimé que renforcer ses moyens, ses procédures, ses structures et son indépendance est de nature à favoriser le climat des affaires et partant à encourager les investissements privés relevant que si la convention signée relève de l’appui institutionnel, elle procède néanmoins de par sa finalité à créer un environnement qui constitue un gage du bon fonctionnement de l’économie et partant de la société.