Sahel/lutte antiterrorisme: Emmanuel Macron participe demain mardi à un sommet du G5 à Nouakchott

lun, 2020-06-29 13:00

Après un entretien avec son homologue mauritanien Mohamed Ould Ghazouani, le chef de l’Etat français participera à une réunion de travail à huis-clos avec les cinq chefs d’Etat du G5 Sahel, précise l’Elysée dans un communiqué.

En effet, le président français Emmanuel Macron se rendra demain mardi (30 juin) à Nouakchott pour participer à un sommet du G5 Sahel afin de faire le point sur la lutte antiterroriste dans cette région où sont déployés plus de 5 000 soldats français.

Ce sommet se tiendra six mois après celui de Pau (sud-ouest de la France) en janvier, où les six dirigeants avaient décidé d’intensifier la lutte antidjihadiste face à la recrudescence d’attaques dans la région, qui, mêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait 4 000 morts en 2019, cinq fois plus qu’en 2016 selon l’ONU.

Le chef de l’État français fera l’aller-retour dans la journée depuis Paris pour s’entretenir avec ses homologues du G5 Sahel (Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso, Mali), ainsi qu’avec le président de la Commission de l’Union africaine et la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie.

Après cet échange à huis-clos, les six dirigeants se réuniront en visioconférence avec "plusieurs chefs d’État et de gouvernement de pays et d’organisations membres de la coalition pour le Sahel", dont le président du Conseil européen, Charles Michel, la chancelière allemande, Angela Merkel, le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, et le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a précisé la présidence française.

La situation sécuritaire est précaire, avec des attaques terroristes récurrentes et des violences intercommunautaires qui ont fait 4 000 morts en 2019, soit cinq fois plus qu’en 2016 selon l’ONU.

Depuis Pau et l’envoi de 500 militaires français supplémentaires, l’opération Barkhane et ses partenaires sahéliens ont multiplié les offensives dans la région, en particulier dans la zone dite "des trois frontières" entre Mali, Burkina Faso et Niger, sanctuaire du groupe État islamique au grand Sahara (EIGS). D’autres opérations ont également été menées dans le centre et le nord du Mali, où les forces françaises ont tué début juin le leader d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l’Algérien Abdelmalek Droukdal.