MAURITANIE : PRESSE/Un Pacte pour mettre de l'ordre dans Le désordre

sam, 2020-06-20 16:49

Pas moins de 180 journalistes toutes tendances et affiliations confondues, classés par générations, travaillent d’arrache-pied depuis plus de 15 jours pour remettre de l’ordre dans “leur désordre”. Aspirés par une “centrifugeuse” de volonté pour se regrouper au sein d’une mouvance qui veut signer un pacte unique et tout nouveau, ces journalistes de carrières et de professions croisées (presse écrite, audio, visuelle et numérique) sont en conclave virtuelle. Ils travaillent aussi bien sur le fond que sur la forme d’un document de référence qui doit une fois et pour toutes dresser le profil des vrais journalistes d’exercice de la profession.

La coordination de l’élaboration du futur pacte a été confiée à Abdallahi Ould Seyid, fonctionnaire retraité de l’Agence Mauritanien de Presse qui a accumulé sagesse et compétence tout au long de sa carrière. Sous le regard discret et efficace des éléments clés de la politique de l’exercice de la profession dans les règles de l’art, les illustres sages Mohamed Mahmoud Ould Waddady, Kori Ould Abdel Mola,Mohamed Mahmoud Ould Dahmane et Mohamed Salem Ould Dah anciens ministres mais des anciens directeurs généraux d’organes de presse entre autres Mohamed Ould Babetta, Dicko Soudani, Bah Ould Saleck, des jeunes des seconde et troisième générations planchent sur des textes à base juridique qui identifieront les journalistes en droit d’appartenir au pacte qui sera signé par tous les retenus après une sélection qui sera objective.

Ce sera donc une véritable mise en ordre d’un désordre. Par cette opération coup de poing, la presse se cherche mais surtout cherche à présenter pour l’avenir un produit fini qui aura valeur consensuelle à la fois pour les gens du métier et pour les pouvoirs publics. Si la modération des sages El Kori Ould Abdel Mola, Khalil Ould Enahoui et Mohamed Mahmoud Ould Wadady est mesurée en impacte très positif pour ce travail professionnel de longue haleine, les jeunes aussi des deux générations suivantes ont joué aux équilibristes pour placer la profession dans son contexte marqué par l’avancée des nouvelles technologies de l’information et de la communication. On retrouve parmi ces jeunes des journalistes de célébrités affiliés à différents organes comme –entre autres- Mohamed Ould Beheit, Bah Ould Saleck, Moctar Ould Abdallahi, Moussa Diallo dit Bios, Mohamed Mahmoud Ould Hraimou, Kissima Diagana, Taghiyoullah Ould Ledhem, Moussa Ould Bohly, Mohamed Ould Khattatt, Mariam Abass Mint Cheikh Mohamed Vadel, Sidi Ould Nemine, Dieh Moctar Cheikh Saad Bouh dit Cheikh Aidara, Moulaye Nagim Ould Moulaye Zeine, El Kory Ould Sneiba, Ahmed Salem Oud Sidi Abdallah, Jedna Deida, Mohamed Ould Sneiba échantillons représentatifs de la crème des professionnels. Comme leurs autres confrères passés sous silence ild planchent pour mettre sur pied une coalition décidée à verrouiller la profession aux indésirables qui s’infiltrent.

Quand le pacte sera un produit fini, vendable pour le poids qu’il représentera dans la mise en place d’une force collective que les signataires souhaitent rendre dissuasive pour son contour de crédibilité et son professionnalisme, les doyens et sages de la première génération El Kori Ould Abdel Mola, Ould Wedady, Babatta et Ould Enahoui vont pousser un ouf de soulagement. Ils retrouveront le sourire qu’ils avaient perdu, face à un lot global de journalistes pour certains malheureusement étrangers à la profession et dont les agissements étaient incompatibles avec l’étique de la profession. Il faut peut être pour terminer, préciser, que le pacte n’est pas un mouvement syndical. C’est une identification professionnelle qui sera cautionnée par un acte à valeur administrative et juridique, reconnu à son label professionnel.

Mohamed Chighali